Histoire vécue, témoignage d’une entreprise modèle de DD.

Le rôle des états et de leurs gouvernants est primordial quand il s’agit d’implémenter les grands changements nécessaires au meilleur futur de la Société. Et les moyens de convaincre sont limités bien souvent à la bonne utilisation de la carotte et du bâton, en matière fiscale nous dirons plutôt « crédits d’impôts et taxes ». Pour induire les changements dans l’entreprise, l’arsenal est plus limité mais l’esprit en est le même.
Voici le témoignage d’un chef d’entreprise, pionnier de l’incitation au développement durable, rapporté la semaine dernière dans le cadre d’une réunion d’un club « développement durable des entreprises ».


Sa société, industrielle et commerciale, dispose d’une flotte automobile et les commerciaux de leur côté ont la possibilité d’utiliser leur véhicule personnel pour leurs déplacements. Ils sont indemnisés selon les barèmes en vigueur, c’est-à-dire indexés sur la cylindrée des véhicules. Pour aller vers un développement durable, comment opérer le changement et inciter les rouleurs à moins consommer, moins polluer ? Notre collègue, particulièrement motivé pour pratiquer le développement durable de son entreprise décida donc de se servir du pouvoir incitatif de la prime. Un nouveau barème d’indemnisation kilométrique fut établi sur le principe du pollueur payeur. Plus le véhicule émet de CO2, moins le kilomètre parcouru est remboursé.

Passons sur le changement de paradigme que cela représente pour le monde des rouleurs : mettre sa fierté dans l’exemplarité citoyenne plutôt que dans le signe extérieur de réussite n’est pas si facile. Mais là n’est pas le propos.

Laissant les intéressés libres de leur choix, beaucoup roulent encore selon leurs anciennes habitudes…même s’ ils perçoivent moins d’indemnités. Pendant que d’autres plus calculateurs ont fini par troquer leurs 15 CV pour des moins de 4 CV, réalisant au passage un menu bénéfice.

Un an plus tard, que croyez-vous qu’il se passa ? Le contrôle fiscal, voyant là un nouvel avantage en nature est tombé sur notre chef d’entreprise pour opérer le redressement pour lequel les contrôleurs sont payés (prime sur l’assiette des montants en redressement).

En résumé, d’une voix le ministère proclame le développement durable mais des deux mains il encaisse des redressements assis sur de bons principes et par là même continue d’encourager l’usage des véhicules les plus gloutons. De plus, les contrôleurs fiscaux sont encouragés à redresser plutôt qu’à remonter les bonnes pratiques fiscales innovantes.

Alors Monsieur Borloo, qu’en dites-vous ?

Je serais honoré de recevoir vos commentaires, propositions. Et quoi qu’il en soit, je vous rappelle que MRCO est près de vous pour aller plus vite vers le développement durable de votre entreprise.

Michel RUEL
MRCO


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