Attention au "greenwashing"

Les dérives du greenwashing discréditent la cause du développement durable.


Objet : La mascarade écologique (C’est la jolie traduction de « greenwashing » par nos amis Québécois)

.

En quelques années nous sommes passés de l’obscure ignorance des risques encourus suite aux effets conjugués de la surconsommation, la globalisation épuisant les ressources naturelles de notre planète et déréglant son système climatologique à l’éblouissante médiatisation du développement durable.

Bien sûr il faut se féliciter de cette prise de conscience. Quelques pionniers sincères ont commencé à agir et communiquer. Ensuite il est devenu nécessaire de mesurer les progrès réalisés et les efforts à conduire. Des agences de notation se sont mises en place pour objectiver mesures et information. Nul doute : tout ceci fait avancer la cause, même si c’est au prix de débats contradictoires houleux.
Mais, tel le vacarme des rabatteurs à la chasse ce tintamarre fait sortir le gibier des bois. Entendez par là que le « parler vert » est devenu une mode, un outil de marketing qu’on se paye comme une publicité, sur le même budget d’ailleurs. Comme si notre développement durable passait par « consommer vert » alors qu’il faut « consommer moins et surtout différent ».

Il est très important de prendre conscience des effets pervers de cette « mascarade écologique ». Publicités vertes et étiquettes mensongères concourent à jeter le doute dans l’esprit des consommateurs. Les dernières enquêtes révèlent que 78% des personnes interrogées pensent que le développement durable est galvaudé. Ce fait risque de devenir le paravent derrière lequel les récalcitrants vont se retrancher pour ne pas changer.

Alors, quitte à informer, propageons plutôt les bonnes nouvelles :

• Suite à la mise en place de la DEEE (directive européenne relative aux Déchets des Equipements Electriques et Electroniques, 2006) la collecte est passée de 20 000 T en 2006, à 175 000 en 2007 puis 301 000 en 2008.

• Les émissions de GES (Gaz à Effet de Serre) de la France ont baissé de 5,8 % entre 1990 et 2007

• La consommation d’énergie primaire de la France (251 MTEP) a baissé de 5% entre 2008 et 2009.

• Les émissions de CO2 par Français ont baissé de 6,1% entre 1990 et 2006. Rappelons qu’elles sont de 8 tonnes par Européen et de 15 par Américain !

Encore plus de statistiques sont disponibles sur le site :
www.satistiques.developpement-durable.gouv.fr

Au moment où de plus en plus d’entreprises exercent mieux leur Responsabilité Sociale (RSE), qu’elles en comprennent les enjeux :

• Amélioration de l’efficacité grâce à la chasse aux gaspillages et aux gains de productivité engendrés

• Centrage sur le client (partie prenante)

• Création d’activités nouvelles positionnées sur de nouveaux marchés

• Mobilisation du personnel et ouverture vers l’extérieur

• Gouvernance limitant les risques et poussant à la différenciation stratégique,
il est dommage que l’image positive soit brouillée par ces détournements. La cause est difficile (dérèglement climatique, dépendance énergétique) , l’enjeu (bonheur des générations futures) est magnifique. Alors , mettons-y toute notre bonne humeur disponible. L’enthousiasme est un meilleur moteur que le pessimisme.

Si votre entreprise veut se mettre en marche avec enthousiasme vers son développement durable, contactez MRCO.


YAKINO
audience en temps réel
real time audience measurement