Préoccupations de la rentrée 2013.

Voici la rentrée, moment pour définir le programme d’une année, pour faire le point sur les progrès réalisés et les lacunes à combler depuis la précédente, sans perdre de vue les objectifs plus lointains afin de nous assurer de la cohérence de notre démarche. Faire des progrès ne suffit pas, encore faut-il progresser dans la bonne direction !


Si j’en crois nombre d’experts (politiciens (?), journalistes, économistes…) le programme de cette année consiste, plus que jamais, à retrouver la croissance. Quant à l’objectif lointain, c’est tout simplement de vivre.
Et si on se posait la question de la cohérence de notre propre programme ?

Eclairons notre réflexion par les propos de quelques personnes de renom :
Richard Heinberg (Post Carbon Institute) écrit que « notre solution et notre problème ont un nom : « croissance » ».
Il observe en effet que la plus grande part de la croissance est non économique (ne produit aucune richesse nouvelle). Faire plus de croissance c’est générer plus de dette, plus de pollution, plus de perte de biodiversité et d’accélération de la dégradation du climat. Mais, par ailleurs, l’absence de croissance signifie : taxes perçues en baisse, emploi en baisse.
Pour palier ces dégradations à court terme les banques (centrales et privées) jouent de tous les leviers pour stabiliser (apparemment) le système…et ça peut encore tenir (faire illusion ?) quelques temps.
Pour remédier durablement il faudrait élaborer une stratégie de long terme prenant en compte les contextes historique et écologique.
La crise actuelle n’est pas un accident de parcours. C’est une phase irréversible de changement pour l’économie, voire la civilisation elle-même.
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Autre élément d’information :
depuis le 20 août les terriens ont consommé ce que la Terre peut produire en un an. Autrement dit : depuis 2 semaines nous puisons dans les réserves les poissons, eaux, ressources céréalières etc…que nous consommons.

Ban Kimoon (Secrétaire Général de l’ONU) a écrit : il sera bientôt trop tard : nos modes de consommation sont incompatibles avec la santé de notre planète ».

• Une meilleure nouvelle : selon Carbone 4 les émissions de gaz à effet de serre liées aux consommations des Français ont baissé (de 0,7%) entre 2008 et 2012, grâce aux progrès de l’isolation des bâtiments, aux transports…et bien que dans le même temps les émissions liées aux produits électroniques aient augmenté de 40%.

Plusieurs économistes, experts en énergie, ont clairement établi que croissance économique et consommation de pétrole évoluent de conserve, entraînant avec elles les variations de cours des ressources principales (denrées agricoles par exemple).

Les mêmes experts ne cessent d’attirer notre attention sur l’imminence du pic pétrolier (le moment où la production de pétrole ne pourra plus que baisser). Observons la production totale des 5 majors (Exxon, Shell, BP, Chevron et Total) : elle a diminué de 25% en 8 ans alors que les investissements consentis à la recherche de nouveaux gisements n’ont jamais été aussi importants. La production mondiale n’a augmenté que grâce au boom des huiles de schiste des US. Mais ce boom sera éphémère quand on sait que chaque forage (très coûteux) ne produit que pendant quelques mois.
Pour des raisons purement géologiques le pic pétrolier a toutes les chances de se produire peu après 2015, autant dire demain.

Dans le même temps, croissance mondiale et développement des pays émergents conduisent à une consommation d’énergie de plus en plus élevée.

La conclusion est à la portée d’un élève de CP (donc sachant compter) : la transition énergétique est incontournable.

Résumons :

Maintenir le taux de croissance actuel (jugé déjà beaucoup trop faible pour retrouver le plein emploi) nécessite :
Découvrir de nouveaux gisements pétroliers (environ 5 fois la production actuelle de l’Arabie Saoudite) : impossible. Même si de tels gisements existaient il faudrait 10 ans entre leur découverte et leur pleine exploitation.
Multiplier par 5 la production nucléaire et par 25 les sources d’énergies nouvelles : nos investissements actuels sont très loin de permettre ce scénario. En attendant, la source en plus forte croissance est…le charbon, et de très très loin : (bonjour les gaz à effet de serre !).

Il y a urgence à traiter ce sujet en priorité. Aucune croissance n’est envisageable durablement sans avoir trouvé la source de l’énergie qui l’alimentera.
Comme dores et déjà nous savons que la quantité d’énergie sera limitée et coûteuse, il importe de prendre les dispositions à la mesure de chacun :
• Changer nos comportements : recycler, réutiliser, consommer durable.
• Prendre en compte le développement durable (minimiser les GES, la consommation d’énergie etc) pour tout nouveau projet.
• Et surtout, cesser d’attendre les réglementations, instructions, obligations dictées par les « Responsables ». Chacun d’entre nous sera rapidement impacté par les (in)conséquences de ses actes.

Voilà ce qu’on devrait mettre derrière notre Responsabilité Sociétale Individuelle.

P.-S.

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Michel RUEL
MRCO
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